Visite de laboratoires grenoblois - Olympiades de Physique 2026

Mis à jour le mardi 2 juin 2026

Une journée au cœur de la recherche scientifique pour huit lycéens lauréats des Olympiades de Physique 2026

Olympiades 2026

Dans le cadre des Olympiades de Physique 2026, huit élèves de terminale générale ont eu l’opportunité de participer à une journée exceptionnelle de découverte scientifique à Grenoble. Lauréats d’un lot récompensant leur investissement dans ce concours, ils ont bénéficié d’un programme de visites de laboratoires de recherche de tout premier plan, entre physique fondamentale, technologies de pointe et applications médicales.

La journée a débuté à 9h par un accueil à l’Institut Néel, laboratoire dépendant du CNRS, en présence du directeur adjoint de l’institut. Cette première rencontre a permis aux élèves de découvrir les grandes thématiques de recherche menées au sein de l’établissement, notamment les expériences réalisées à très basse température. Cette introduction a mis en lumière le rôle essentiel de la recherche fondamentale dans la compréhension des propriétés de la matière.

À 9h30, les lycéens ont poursuivi leur parcours par la visite du Laboratoire National des Champs Magnétiques Intenses, le LNCMI. Ils ont pu y découvrir le principe de fonctionnement d’un électroaimant, les propriétés des supraconducteurs, ainsi que la constitution particulière du cuivre utilisé dans les dispositifs produisant des champs magnétiques très intenses. La descente au plus près d’un électroaimant a constitué un moment marquant de la visite. Les élèves ont également assisté à la présentation d’une expérience simulant le mouvement des fluides au centre de la Terre, où le fer liquide est modélisé à l’aide d’une solution d’acide sulfurique à 30 % contenant des particules de verre.

La matinée s’est poursuivie au Physiquarium, espace de médiation scientifique permettant d’observer des phénomènes physiques de manière concrète et spectaculaire. Les élèves ont notamment assisté à des expériences avec de l’azote liquide, illustrant les effets des très basses températures sur la rigidité de certains matériaux. D’autres démonstrations ont porté sur le magnétisme, avec l’étude des matériaux diamagnétiques, les phénomènes d’induction et de freinage magnétique, ainsi qu’une expérience permettant de visualiser des zones magnétiques grâce à de la lumière polarisée.
Les lycéens ont également découvert un laboratoire travaillant sur l’hélium II, un fluide aux propriétés remarquables, parfois qualifié de superfluide. Les chercheurs leur ont présenté les travaux menés autour de la création de vortex quantiques et de leur visualisation. Cette étape a permis d’aborder des notions complexes de physique moderne de manière accessible et stimulante.

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L’après-midi, les élèves se sont rendus à l’ESRF, le synchrotron européen de Grenoble. À partir de 14h20, une introduction leur a permis de comprendre le principe de production des rayons X et le fonctionnement général d’un synchrotron. La visite de la salle de contrôle a ensuite montré comment les faisceaux de rayons X sont produits, pilotés et dirigés vers les différentes lignes de lumière utilisées par les chercheurs.
À 15h, les lycéens ont découvert une première ligne de lumière consacrée à l’imagerie par rayons X et à la microscopie. Ils ont pu mesurer la diversité des applications de ces techniques, capables d’explorer la matière avec une résolution remarquable. À 16h, une autre ligne de lumière leur a été présentée, cette fois dédiée à la cristallographie macromoléculaire et à la diffusion des rayons X, des méthodes essentielles pour étudier la structure de molécules complexes.
La visite s’est poursuivie à 16h30 par la découverte d’une ligne de lumière consacrée à la spectroscopie, avec des applications dans l’étude des supraconducteurs.

La journée s’est achevée autour de l’impressionnant projet Human Organ Atlas de l’ESRF, notamment à travers l’observation d’images en rayons X d’organes de patients décédés du Covid. Cette dernière étape a montré aux élèves comment les technologies de pointe développées en physique peuvent contribuer à la recherche médicale et à une meilleure compréhension du corps humain.

Cette journée a constitué une expérience particulièrement enrichissante pour les huit élèves participants. Elle leur a permis de rencontrer des chercheurs, de découvrir des installations scientifiques d’envergure internationale et de comprendre concrètement les liens entre les notions étudiées en classe et les recherches menées dans les laboratoires. À travers cette immersion, les Olympiades de Physique ont pleinement joué leur rôle : susciter la curiosité, encourager l’engagement scientifique et ouvrir des perspectives vers les métiers de la recherche, de l’ingénierie et de l’innovation.
Un grand merci à la Société Française de Physique, aux Olympiades de Physique et à toutes les équipes qui nous ont accueillis.

Marie-Claire Cambourieux et Arnaud BRUGERE.

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